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Le Lean 6 Sigma, méthode redoutable ou approche empirique ?

Aussi bizarre que cela puisse paraître, on pourrait dire les deux. En effet, la démarche d’amélioration Lean Six Sigma ou LSS, est un mélange de deux approches différentes et complémentaires. Le Lean trouve son origine chez Toyota dans les années 50. Il a par la suite été théorisé aux USA dans les années 90. Cette méthode d’amélioration continue a depuis été adaptée à bon nombre de domaines d’activités. Trouvant son origine sur les chaînes de montage automobile, il a avec le temps conquis divers secteurs d’activités parfois inattendus comme les services et dernièrement les Start Up. Le Lean est une agglomération d’outils, de concepts et d’états d’esprit qui mènent à l’amélioration continue.

Il est souvent associé à une autre méthode : le Six Sigma. Cette démarche concerne quant à elle le niveau de fiabilité d’un produit ou d’un processus. Pour illustrer simplement les choses, un niveau de qualité 6 Sigma correspond à une fiabilité de 3, 4 défauts pour 1 million d’opportunités. Ces concepts ont été élaborés et déposés par Motorola dans les années 80 et largement développés par General Electric entre 1990 et 2000.

LEAN icon (enterprise performance continuous improvement)

Après des débuts difficiles dans les années 90 le Lean s’impose aujourd’hui en France sous le terme d’Excellence Opérationnelle. C’est un processus d’amélioration continue de terrain qui pousse les opérationnels à optimiser eux-mêmes les flux et à résoudre les problèmes qui les concernent directement. Le Lean vise deux objectifs : limiter les pertes au maximum et instaurer une flexibilité totale. Il s’accompagne d’un management très opérationnel et relationnel, articulé autour de points quotidiens de 5 minutes et d’un système de management visuel. La méthode permet de responsabiliser les exécutants, qui par là même, deviennent des contributeurs actifs et impliqués. Pour parvenir à l’efficacité maximale, la méthode préconise l’établissement et l’utilisation de processus de référence qui sont déterminés et améliorés par les équipes qui les utilisent.

Le système 6 Sigma est très complémentaire au Lean car il intègre une approche scientifique nécessaire à la compréhension et à l’optimisation des processus et permet d’obtenir le recul que les opérationnels ne peuvent pas avoir. Il va permettre de mettre en place des innovations de rupture grâce à des analyses statistiques des processus. Les objectifs du Six Sigma sont de supprimer les variations d’un processus afin de pouvoir tendre vers le zéro défaut. C’est une approche plus descendante qui se manage sous forme de projets à moyen terme.

L’amélioration continue ou Kaizen est une démarche globale qui nécessite la mise en place d’une culture propre. Cette culture met en avant l’implication et le respect du personnel qui est la seule source de valeur ajoutée, la nécessité d’essayer et donc le droit à l’erreur, l’écoute du besoin du client, le changement comme meilleur moyen d’y répondre et de se différencier, l’intelligence collective, une approche managériale plus participative et pour finir l’instauration d’une organisation apprenante et en quête d’améliorations.

Pour conclure, l’approche empirique du Lean donne des résultats redoutables : 15 à 20 % de productivité en plus et parfois même jusqu’à 40 %, des économies de place de l’ordre de 40 %, des encours réduits de 75 à 95 %, tout cela en plébiscitant l’intelligence collective. Ceci peut en déranger plus d’un. En effet, nous sommes attachés à une vision qui consiste à mettre le chef en position de tout connaître, tout décider. Souvent, le bon sens disparaît petit à petit de nos organisations et laisse la place à une phrase qui résume bien beaucoup de situations  : « c’est con mais c’est comme çà. »

Notre société a également terrassé l’approche terrain pourtant si proche de la réalité en prônant l’adéquation savoir / diplôme et en survalorisant les postes hauts placés dans nos organisations pyramidales descendantes. Le Lean tend à instaurer des actions, une communication et des processus trouvant leurs racines dans l’intelligence collective des opérationnels. Le Six Sigma quant à lui, nous sécurise au quotidien sans même que nous nous en rendions compte. Nous attendons souvent des produits voire des services que nous achetons, un niveau de qualité qui frôle le zéro défaut. Il nous paraît évident qu’un moteur d’avion ne doit pas tomber en panne au-dessus de l’océan. Ceci n’est pas visible pour l’utilisateur final mais derrière ces niveaux de fiabilité, il y a des méthodes d’amélioration.

Ces démarches, qui bénéficient aux clients, aux actionnaires, aux employés, aux fournisseurs et à la communauté, permettent aux sociétés et aux organisations qui en font usage d’obtenir de tels niveaux de qualité, de fiabilité et de performances. Chaque société peut tirer profit de tout ou partie de ces méthodes. Je vous invite à analyser vos besoins et à partir en quête de l’excellence sans plus attendre et nous serons là pour vous accompagner tout au long de votre cheminement.

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