Menu latéral
 
PraXis Développement – Formation – Conseil – Séminaire – Conférence | L’art de la mémoire
5726
post-template-default,single,single-post,postid-5726,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,smooth_scroll,

Blog

L’art de la mémoire

Autrefois, l’enjeu de l’art de la mémoire était réel car il n’était pas aussi simple de conserver les connaissances comme c’est le cas aujourd’hui avec les livres ou autres supports numériques. La transmission du savoir était orale et, dans ces conditions, il était vital d’apprendre à mémoriser.

Le mot mémoire nous vient directement de la mythologie grecque : Mnémosyne, mère des 9 muses, est ainsi sa représentante. De Mnémosyne est né Mnemos, puis plus tard Mnémotechnique : la technique de la mémorisation. Dès l’Antiquité, les anciens ont fait de l’art de la mémoire un domaine de recherche continue : l’obsession était telle qu’on a cherché par tous les moyens à décoder son fonctionnement et ses secrets.

Brain. Man thinks very intensely

A cette époque, on découvre deux choses fondamentales. La première, c’est que la mémoire aime ce qui est rangé, ce qui est organisé. Ainsi, elle s’apparente à la maison : des objets du quotidien mal rangés sont perdus et, de la même façon des informations qu’on cherche à retenir qui ne sont pas bien associées sont difficiles à retrouver. La seconde chose, c’est qu’on mémorise mieux lorsque le cœur bat fort. Le rôle des émotions est ainsi suspecté et faciliterait l’apprentissage. On y croit tellement fort qu’on dissèque les défunts et on cherche la mémoire directement dans le cœur. L’expression « apprendre avec coeur » vient d’ailleurs de là et siginifiait originellement « apprendre avec coeur », c’est-à-dire avec passion, envie, motivation.

Aujourd’hui, au 21ème siècle, on pourrait penser que l’art de la mémoire est obsolète. L’homme, qui a passé des siècles à tenter de percer tous ses mystères est parvenu à un compromis avec la création de disques durs, de clouds qui ne sont ni plus ni moins que des extensions de notre mémoire. Cependant, c’est bien par la mémorisation que nous apprenons et, par là-même que nous nous forgeons une identité et une idée de notre environnement. Dès lors, plus que jamais, face à l’explosion de l’information, notre capacité à la traiter, à la synthétiser est primordiale. Autrefois, si l’enjeu de la mémoire était de retenir pour transmettre, aujourd’hui il s’agit plutôt d’être efficace : retenir des éléments, en oublier d’autres et progresser dans son quotidien.

« L’art de la mémoire » par Vincent DELOURMEL en collaboration avec Christophe FOURGEAUD.
Lien vers le site de Vincent DELOURMEL : http://www.vincent-delourmel.com

 

 

Aucun Commentaire

Ecrire un commentaire